Shiraz – 22h07 :
Je suis dans la cour intérie ure de l’hôtel Niayesh qui se situe en plein cœur de la vieille ville de Shiraz. Arrivé depuis 10 minutes à peine, j’ai pris un taxi depuis l’aéroport moyennant 80 000 rials : honnête. Cette fois ci, je me suis directement installé devant avec ce que j’appellerais désormais « une taxigarette. » Ici, moins de trafic mais toujours les mêmes hurluberlus qui klaxonnent sans arrêt et qui roulent n’importe comment. La nuit vient de tomber et il y a un petit vent frais, on est bien. La ville est éclairée par des boutiques de fortunes et des lampadaires à têtes vertes installés entre les deux voies de circulation. Il y a un paquet de bou ï s- bou ï s qui vendent des tentes… bizarre ?
30 minutes de bouchons plus tard, le taxi me dépose au coin d’une ruelle. Il y a là un vieux monsieur assis sur son trône de fortune en plastique blanc. Il se lève et m’offre un immense sourire, ça doit être le gardien. Il me demande de le suivre et on commence à marcher dans les ruelles qui sont désertiques. Il me demande d’où je viens dans un petit anglais. Je lui réponds « France ». Et là, avec une grande originalité et son golden sourire, il me lance « Ahh, Zidane ! »… Son rire tout aussi redoutable, résonne dans les ruelles que nous passons. Les murs font facilement 4 mètres de hauteur et laissent moins de 2 mètres pour marcher. On a l’impression d’être entre les murailles d’un château fort ! Au bout du labyrinthe, j’arrive à l’hôtel où on me demande si je suis bien « monsieur Paul ». Chic, on m’attend déjà !
Je rempli alors le petit formulaire et on me donne les clés de ma chambre en m’indiquant le chemin. Bien sûr, je comprends que dalle, et Rebelote pour un labyrinthe : Prendre l’escalier, descendre deux étages, tourner à gauche, prendre la première à droite, traverser la cour intérieure, prendre l’escalier de gauche, descendre 1 étage, traverser la deuxième cour et le restaurant, prendre le premier escalier après les toilettes de droite et monter au premier étage et OUF, ma chambre ! Elle est plutôt sympa, avec vue sur la deuxième cour via des vitraux multi-couleurs. Petit cadeau : On y accède par un escalier en pierre de max 1 mètre de haut… sportif ! La cour est canon : arcs voûtés, terrasse sur le toit, et une petite fontaine bleue entourée par les tables du restaurant. Il y a aussi des tables orientales avec plein de cousins où on enlève ses pompes pour manger en tailleur. #flemme . Un Chellow kabab et un thé à la menthe plus tard, je pars découvrir Shiraz.
Ya comme une petite odeur… Apres une bonne dizaine de reniflements bien bruyants, je me rends compte qu’un chien est venu lâcher du lest sur le carrelage du patron. Y’en a partout ! Maintenant je comprends pourquoi on doit enlever ses chaussures dans la mosquée… Bon appétit.
Bref mon lit m’attend. Demain lever 7h !